dimanche, 21 juin 2009

Papounet

Ah! La fête des pères! Encore une belle invention! Une occasion de plus pour constater que tu DÉTESTES mes cadeaux (allez papa fais pas l'innocent!).

Donc vu que dans tous les cas ça sera la même chose, le "truc" offert rangé planqué dans l'armoire à tout jamais, autant faire quelque chose qui m'amuse. Oui je sais, je pourrais aussi ne rien offrir, mais tu es tellement particulièrement malhonnête, que tu profiterais de l'occasion pour me faire passer pour une fille ingrate.

Donc, idée 2009 : un dossard.

Un dossard? Oui, un dossard, rouge, spécial manif. Pour l'enfiler par dessus la veste et y scotcher le mot d'ordre du jour.

(Et crâner!)

dossardzoom.JPG

J'ai quand même longtemps hésité avant de m'y mettre, j'ai pesé le pour (offrir un cadeau parce que ça se fait) et le contre (me faire suer à coudre pour rien) et j'ai fini par envoyer un mail à maman lui demandant conseil. Elle s'est montrée pragmatique : "nan c'est une bonne idée et bien plus que tu ne le penses : on s'perd toujours dans les manifs... et j'le r'trouve jamais... ce s'rait un bon moyen d'avoir toujours un oeil sur lui tu vois.... !" Mmmm... c'est pas vraiment comme ça que je voyais les choses mais bon.

J'ai donc mis à exécution mon plan diabolique. J'ai trouvé LE plastique qui va bien, plastique mais tissé, bien épais, increvable, de l'introuvable, je te dis pas j'ai remué tout le Mexique pour dégotter ça. J'ai cousu. J'ai doublé en coton. J'ai scotché dessus un slogan bien senti pour que tu vois comment on s'en sert de ce super dossard que je vais sûrement breveter un de ces jours. Et puis j'ai pris la photo.

Allez, bonne fête papa!

dossard.JPG

Et pis si ça t'plaît pas, tu pourras toujours le mettre pour bricoler!

Voilà. Au passage, écoutes ça (pour la forme), ça (pour la tradition familiale), ça (parce que tu vas la trouver nulle), ça (parce que je l'aime), et ça (parce que je l'aime aussi!). Et puis mon super slogan me fait penser au mois dernier, à Mexico, alors que je passais, à bord du pesero, dans un quartier un peu "industriel" -de grandes maisons converties en usines. Des ouvrières en tabliers bleus sont en train de casser la croûte assises par terre sur le trottoir. Derrière elles, la très très grande porte -fermée- de l'usine, est taguée d'un grand "MORT AU PATRON", en noir, en lettres majuscules, qui dépasse sur le mur d'à côté. J'ai trouvé ça particulièrement pertinent.

Commentaires

ah ah !!! :-D

Ecrit par : couac couac | mercredi, 08 juillet 2009

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