jeudi, 17 février 2011

Black Swan

Sans savoir de quoi il retournait -à part que ça avait quelque chose à voir avec le Lac Des Cygnes- je suis allée voir Black Swan. A vrai dire je m’attendais à un film sur la danse genre Company, et non pas à un thriller psychologique : j’ai passé 1h43 crispée sur mon siège! Mais ça en valait la peine : la façon de traiter la décadence de cette ballerine est aussi intéressante que l’esthétique du film, entre le noir, le blanc et le rouge du sang omniprésent, dans les couloirs sombres et glauques de l’opéra, à travers le visage émacié de Nathalie Portman : un film inquiétant et terrible sur la fragilité et la dualité.

(Attention ce qui suit dévoile des moments de l’intrigue !)

blackswan.jpgNina est choisie pour interpréter la reine des cygnes dans Le Lac Des Cygnes qui fera l’ouverture de la prochaine saison du ballet. Elle va donc devoir interpréter le cygne blanc ainsi que le cygne noir. Si elle danse le cygne blanc de la manière la plus pure et parfaite, ce n’est cependant pas le cas pour le cygne noir qui lui échappe complètement. Thomas, le directeur artistique de la troupe, sait que le cygne noir est en Nina et il la pousse à faire ressortir son côté obscur en la choquant et la bousculant pour qu’elle se lâche enfin. D’autant plus qu’une nouvelle recrue, Lily, l'impressionne beaucoup dans son interprétation du cygne noir : Nina est parfaite pour danser le Cygne blanc, Lily pour le Cygne noir.

Son manque absolu de confiance en elle l’empêche de se lancer corps et âme dans l’interprétation du cygne noir et son obsession de la perfection se mue peu à peu en folie schizophrène. Entre jeux de miroirs, reflets déroutants et inquiétants, relations glaciales et/ou agressives entre les membres de la compagnie, pseudo amitié avec sa rivale Lily, Nina se perd dans son double sans se rendre compte de la frontière entre la réalité de la vie quotidienne et la fiction du lac des cygnes.

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Petit à petit, c’est le cygne noir qui prend possession d’elle. Nina ressent bientôt physiquement son emprise lorsqu’elle commence, sur la peau de son dos meurtrie par les griffures qu’elle s’inflige elle-même, à arracher des plumes. Et finalement c’est le soir de la première représentation, après une longue et violente lutte contre elle-même dans sa loge, que le cygne noir s’épanouit vraiment. : sur scène elle devient véritablement le cygne noir, elle est parfaite.

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La scène doit durer à peu près 5 secondes mais c’est celle qui m’a le plus impressionnée : la mutation progressive de ses bras en ailes, sa métamorphose en oiseau est magnifique.

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Bref : allez-y!

mercredi, 16 février 2011

Les fleurs c'est périssable

Aujourd'hui j'ai 27 ans, tout le monde m'en donne 17, et finalement j'aime autant ça (même si au collège je suis sans arrêt confondue avec les élèves!). Bref, une nouvelle année commence! Je l'espère meilleure que celle qui vient de se terminer (mais qui malgré tout a filé sans que je m'en aperçoive...).

Allez, il fait doux en ce moment -même si ce n'est pas encore le moment de se promener nue habillée d'hortensias- alors rêvons de printemps :

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Marilyn Aux Roses Roses, photo de Bert Stern ; défilé 2007 de mon chouchou regretté Alexander Mc Queen  ; bikini Yves St Laurent 1999 ; Kelly Brook nue pour Ralph Lauren (!!!) ; Kate Moss est Parisienne, 2010 ; photos Amira Fritz ; photo de Jean-Paul Goude, 1996 pour Eau d'Eden, de Cacharel.

lundi, 14 février 2011

On se fait pouet-pouet

Au collège, les élèves surpris à s'embrasser à pleine bouche dans les couloirs ou même dans la cour sont punis à coup d'heures de colle. Ça ne leur fait aucun effet : il en faudrait plus que ça pour stopper la soupe à la langue!

Bonne St Valentin!

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Ecole de Fontainebleau, Portrait Présumé De Gabrielle d'Estrées Et De Sa Soeur La Duchesse De Villars,
vers 1594 ; photomontage de Margot Knight, 2000/2002.

jeudi, 10 février 2011

Lace Fence

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Depuis le temps que je traîne ces photos sur mon PC je me suis toujours demandée comment la dentelle était brodée sur le grillage.

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Façades d'immeubles d'habitation couverts de 150 panneaux de Lace Fence. The Hague, Hollande, 2009.

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Le 104 expose en ce moment, sans même faire semblant de les mettre en valeur, des grillages de Demakersvan, le groupe allemand à l'origine de ce projet intitulé Lace fence. L'occasion de les voir de  plus près :

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Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais j'ai été très étonnée de ne voir que... du grillage!

mercredi, 09 février 2011

Le manège Carré Sénart

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Le manège Carré Sénart, en tournée européenne, passe à Paris par le CENTQUATRE et s’arrime pour l’hiver dans la halle Aubervilliers.

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Monumental manège baroque imaginé par François Delarozière, le Manège Carré Sénart, inauguré en 2008, est une commande de la Scène Nationale de Sénart (agglomération située à 30 kilomètres au sud de Paris). Sa forme est à l’image du Carré Sénart, le centre  de commerces et de loisirs de Sénart, carré de 1,4 km de côté conçu et réalisé pour devenir le centre fédérateur de la ville nouvelle de Sénart.

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Avec ses 18 mètres de côté, sa superficie de plus de 300 m2, son point culminant à 14 mètres et son poids de 42 tonnes, cette machine extraordinaire peut accueillir 49 personnes à chaque tour. Il aura fallu trois ans de réflexion et de conception, neuf mois de construction, l’intervention de 160 personnes occupant des corps de métiers aussi différents que sculpteurs sur bois, ingénieurs hydrauliciens, responsables en automatismes, mécaniciens, peintres ou électriciens pour réaliser ce manège.

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Ses éléments mobiles, dont chacun est unique, évoquent un bestiaire imaginaire : 3 buffles géants, 4 insectes grimpeurs, 10 insectes sur rail, 3 têtes de poissons etc. Les passagers, adulte ou enfant, se retrouvent aux commandes de bêtes extraordinaires, tels des marionnettistes d’un autre temps.

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Le manège a pour mission de jouer le rôle d'ambassadeur pour la ville-nouvelle de Sénart dans le monde entier et d’en devenir l’un des symboles et une animation-phare, ainsi que  développer chez les habitants un sentiment d'appartenance et de fierté.

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Voilà, c'est au centquattre jusqu'à... je ne sais pas quand! N'hésitez pas à y faire un tour, si j'ai bien compris les enfants ne payent pas, ou plutôt, lorsqu'on y va avec des enfants c'est l'adulte accompagnateur qui paye. Le tour dure assez longtemps -le temps d'actionner toutes les petites manettes et autres prouts de buffle!- et coûte 3 et 4€. Je vous laisse chercher plus d'infos sur le net, ça foisonne! Les photos publiées ici sont les miennes (libre à vous de me les chiper si le coeur vous en dit), sauf bien sûr le croquis de François Delarozière. Le texte est un mixe de copié-collé de ce que j'ai trouvé sur internet.

vendredi, 04 février 2011

Odile de Ré

Depuis septembre 2010 j’ai un petit boulot à temps partiel dans un collège. Je vais en cours avec deux élèves, un en classe de cinquième, et l’autre en classe de troisième technologique. En cours, il y en a toujours un dans la classe qui a le mot pour rire. C’est pour ça que j’ai décidé de créer la catégorie « la blague du jour », histoire de vous en faire profiter.

Je pars à Paris ce soir (pour voir ce spectacle), je voulais poster un peu de couture avant de partir mais ça sera pour plus tard, alors je vous laisse cogiter la blague du jour!

Classe de 3e technologique, cours de mathématiques toujours, début du chapitre sur les équations. Exercice : "Jeanne, Pierre et Odile ont 32 ans à eux trois (...)".

Pierre : Madame, il y a des mots inconnus dans l'énoncé

La prof, relisant :ah bon?

Pierre : ça veut dire quoi "Odile"?

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Allez, bon week-end!

mardi, 25 janvier 2011

Liaison

Depuis septembre 2010 j’ai un petit boulot à temps partiel dans un collège. Je vais en cours avec deux élèves, un en classe de cinquième, et l’autre en classe de troisième technologique. En cours, il y en a toujours un dans la classe qui a le mot pour rire. C’est pour ça que j’ai décidé de créer la catégorie « la blague du jour », histoire de vous en faire profiter.

Classe de 3e technologique, correction d’un devoir de mathématiques sur les fréquences et les pourcentages. Le dernier exercice du devoir est un tableau à compléter, et l’introduction est rédigée à peu près comme ça : « Dans un tableau, on recense les nourrissons nés à Epinal durant le mois de janvier 2009 ». Suivent les questions d’usage portant sur les calculs à effectuer afin de trouver les données manquantes. Enfin, la dernière question : « d’après le tableau, calculez le poids moyen d’un nourrisson ».

La très grande majorité de la classe a trouvé un résultat farfelu : 21000 g.

La prof : ça ne vous pose pas problème qu’un nourrisson pèse 21000 g ?

La classe : mais c’est quoi en fait un nourrisson ?

La prof : un nourrisson? C'est un nouveau-né ! Un bébé !

La classe, interloquée : aaaaaaaaah ! Mais nous madame on croyait que c’était autre chose ! On croyait que c’était un animal !

La prof : un animal ?

La classe : ben oui, un hérisson !

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Héhé.

mercredi, 19 janvier 2011

ÂM

Âm est le spectacle des étudiants de la 22e promotion du Centre National des Arts du Cirque (CNAC), pour la vingt-cinquième année à la Villette, et ça commence ce soir! 

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Je ne peux pas vous en dire plus parce que je n’ai pas encore été le voir, mais je vous encourage à aller réserver vos place, vous ne perdrez pas votre soirée, la mise en scène est assurée par les circassiens Stéphane Ricordel et Patrice Wojciechowski (tous deux membres fondateurs de la Cie Les Arts Sauts). Et puis… vous pourrez applaudir ma sœur* ! –et ça, ça n’a pas de prix !

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Moi je n’irai que le 5 février, alors surtout si vous y allez avant moi, dites-moi ce que vous en avez pensé!

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ÂM, à la Villette, du 19 janvier au 13 février 2011, les mercredi, vendredi, samedi à 20h30, le jeudi à 19h30 et le dimanche à 16h00. Spectacle conseillé à partir de 6 ans.

Tarif : 20 € - Tarif réduit : 15 € - Villette jeunes (moins de 26 ans) 12 € - abonné 14 €

Accès : Espace Chapiteaux - Métro Porte de Pantin / Porte de la Villette

Plus d’infos sur www.villette.com

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* (ma soeur, c'est la fildefériste en noir, j'ai mis trois photos d'elle et de sa collègue sur le fil, ça ne veut pas dire qu'il n'y a que ça dans le spectacle, au contraire. Allez donc voir ici une "compil" du spectacle.)

mardi, 18 janvier 2011

Costumes d'enfants, miroir des grands : derniers jours!

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Coiffe de jeune prince, Inde, Lucknow, 1ère moitié du XIXe siècle.

Velours uni carpé (?), base taffetas (par 1 et 2 coups), soie. Application de cannetilles de plusieurs grosseurs, de bouillons torsadés, incrustation de pierres précieuses. Diamant, perles, rubis, émeraude. Paillettes en métal doré.

Exposition « Costume d'Enfants, Miroir des Grands » au musée Guimet, jusqu'au 24 janvier.

« Le costume d’un enfant doit montrer à tous qu’avant d’être un individu à part entière, cet enfant est le descendant de ses aïeux, inscrit dans une lignée. Sa relation à ses parents le définit et donne un sens à son existence. (…) L’enfant est au centre de la transmission ancestrale, c’est sans doute pourquoi il est la plupart du temps vêtu à l’image de son père ou de sa mère, dont il est le prolongement dans l’avenir et une promesse d’éternité pour toute la lignée de ses ancêtres. (…) C’est tout un univers qui s’organise autour de lui, petit être fragile et précieux, qui porte le poids des traditions et incarne la foi en l’avenir de toute une société. »

Cet extrait du dépliant donné à l’entrée résume bien le contenu de l’exposition : le vêtement d’enfant, sa fonction, sa symbolique en Inde, en Chine, au Japon, en Corée ou en Indonésie. Les costumes, provenant du don de Krishna Riboud, sont mis en valeur comme véritables objets d’étude.

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Portrait du prince de Jamnagar, Gujarat, vers 1900

« Comme l’indique son étymologie, qui signifie « coutume », un costume n’est pas seulement un vêtement. Cette parure extérieure du corps est chargée de symbole et d’histoire. Elle exprime la manière de s’habiller particulière d’un pays, d’une époque, d’une condition. Appartenant à une tradition strictement codifiée, le costume implique un ensemble complexe de signes affairant à la région, à l’ethnie, au statut social, au sexe et bien sûr à l’âge. »

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Chaussures d'enfants à tête de tigre, Chine, XXe siècle

Une exposition passionnante et très bien faite, qu’il faut absolument aller voir avant lundi prochain. Entre couleurs, motifs, techniques de teinture, on fait un grand voyage sur le continent asiatique et on découvre les croyances qui placent l’enfant au cœur de toutes les attentions et de toutes les protections par le simple détail d’un noeud, d'une ceinture ou d’une broderie, codes précieux et pleins d'espoir.

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De 6 à 8 euros. Gratuit pour les moins de 26 ans.

Tous les jours sauf le mardi, de 10 h 00 à 18 h 00
Guimet - 6 place d'Iéna - 75016 Paris. Métro : Iéna/Boissière

Téléphone : 01.56.52.53.00.

http://www.guimet.fr/costumesdenfants/index.html

Particulièrement accessible aux enfants, avec un super livret spécialement pour eux et de petits jeux ludiques tout au long de l’expo.

mercredi, 12 janvier 2011

Même la pluie

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Même La Pluie, de Iciar Bolain, est un film réunissant trois histoires complexes : l’histoire de la conquête de l’Amérique y a cinq siècles, l’histoire de l’équipe d’un tournage en Bolivie en 2000, et enfin, l’histoire, parallèle à ce tournage, d’un mouvement social à Cochabamba contre la privatisation de l’eau -à l’époque, une loi était passée laquelle interdisait même de recueillir l’eau de pluie!

Un point commun : le racisme, conscient ou inconscient, le droit des indiens, leur discrimination.

Tandis que l'équipe du tournage, attachée à la réalité historique et cherchant à rendre compte de la traite des indiens à l’époque de Christophe Colomb, tente de relater la conquête d'il y a cinq siècles, les figurants amérindiens s'impliquent dans la lutte pour le maintien du droit à leur bien le plus précieux : l’eau. Bientôt, la lutte s’intensifie, syndicats et associations se joignent au combat, bloquant la ville et, forcément, perturbant le tournage du film.

L’équipe du tournage, pétrie de bonnes intentions et imprégnée des paroles de Antonio de Montesinos et  Bartholomé de las Casas, premiers défenseurs des amérindiens, est toutefois obsédée par le budget du film et le temps qui leur est imparti. Costa, le producteur, se félicite d’avoir trouvé des figurants « contents d’être si peu payés », quant à certains membres de l’équipe, ils ont du mal à considérer les indiens d’égal à égal et leur reprochent violemment de privilégier leur lutte par rapport au film. La réalité dépasse la fiction et dans l’atmosphère tendue de la ville chacun se révèle… mais pas forcément en accord avec le personnage qu'il interprète dans la fiction historique ! 

Les acteurs sont excellents (notamment Juan Carlos Aduviri, qui joue le rôle de Daniel, l’indien quechua révolté, et Karra Elejalde, en acteur cynique jouant Christophe Colomb), l’histoire subtile, les images magnifiques. Le meilleur film que j’aie vu depuis longtemps !

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Mais, parce qu'il y a  un mais, il y a quand même quelque chose qui cloche : dans la promo du film, les indiens ont été oubliés. Cherchez donc un indien sur l’affiche du film. Cherchez donc, vite fait, une photo de Juan Carlos Aduviri. Qu’on cherche des infos, des critiques, des photos  ou quoi que ce soit on se heurte toujours à Gael Garcia Bernal, mexicain mais pas trop typé, et à Luis Tosar, espagnol donc fréquentable. Juan Carlos Aduviri n’est parfois même pas cité dans la liste des acteurs !

Je parlais plus haut de racisme conscient ou inconscient, on est en plein dedans : visiblement, un indien ça ne fait pas vendre.

Pour un film qui souligne la discrimination envers les indiens, leur lutte de chaque jour pour des droits fondamentaux face au gouvernement de leur propre pays, c’est moyen.

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A gauche, « Hatuey » en prise avec Christophe Colomb ; à droite, une bolivienne devant la police pendant la très réelle « guerre de l’eau » de Cochabamba, photo coordinadora del agua y de la vida.

Voir la bande annonce à la française, ou celle, d'un autre point de vue, à l'espagnole.

Et puis aussi, le 22 décembre, "Cabeza De Vaca", le film de Nicolás Echevarría réalisé en 1991 (!!!), est enfin sorti sur les écrans français. Il est déjà passé deux fois sur arte paraît-il, je ne l'ai jamais vu... et au cinéma, à Caen visiblement il ne passera pas!